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: Actualitées

L’ agression sexuelle envers les enfants

L’agression sexuelle est un fléau social sans frontières qui risque de toucher une fille sur cinq et un garçon sur dix avant qu’ils aient atteint 18 ans. Les caractéristiques de l’agression sexuelle, celles de l’enfant et de l’environnement dans lequel il évolue, sont autant de facteurs susceptibles de moduler l’incidence de cette agression sexuelle à court et à long terme.

Dans ce deuxième tome de L’agression sexuelle envers les enfants, les auteurs approfondissent les conséquences associées à l’agression sexuelle, puis abordent des thèmes émergents dans ce domaine de recherche et d’intervention, comme le concept de sécurité d’attachement ou encore le phénomène de cycle intergénérationnel de la victimisation sexuelle. Cette synthèse de connaissances, issues des travaux de chercheurs œuvrant au sein du Centre de ­recherche interdisciplinaire sur les problèmes conjugaux et les agressions ­sexuelles (CRIPCAS), de l’Équipe Violence sexuelle et santé (EVISSA) et de la Chaire interuniversitaire Marie-Vincent, ainsi que de cliniciens ­provenant de différentes disciplines telles que la psychologie, la médecine, la psychoéducation et la sexologie, propose des pistes d’intervention pour aider les victimes d’agression sexuelle et de nouvelles avenues de recherche.

Il abuse de 5 enfants et même de son fils adoptif

Dernièrement Houda, huit ans, n’est plus la même. Elle n’est plus cette fille qui s’intéresse à ses études qu’elle poursuit en deuxième année de l’enseignement primaire…
Son comportement n’a pas échappé à son institutrice. Celle-ci, en bonne éducatrice, en avise les parents et les sollicite de lui expliquer s’il y avait des problèmes qui semblent avoir un impact direct sur la petite. La réponse est négative, il n’y a pas de problème. Il doit y avoir certainement autre chose.
Nous sommes à Marrakech, quartier Es-Saâda II où demeure Houda. Sa mère, qui tentait de savoir ce qui lui est arrivé, explique : «J’ai entendu un bruit qui provenait de l’extérieur. Du judas de porte, j’ai remarqué qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas derrière la porte de l’appartement de mes voisins d’en face qui était entrouverte. Mon mari m’a rejoint pour voir. Il a vu notre fille Houda qui venait d’y sortir et nettoyait sa bouche et sa joue avec de l’eau».
Rapidement, le père ouvre la porte et fait entrer sa fille qui semble être perturbée. Calmement, il essaie, en compagnie de sa femme, de savoir ce qu’elle y faisait. Pour réponse, Houda lance cette phrase incompréhensible : «Il se reproduit ce que j’ai l’intention d’oublier». Une scène qui s’est produite le jeudi 7 mai. Mais, qu’est-ce qu’elle a tenté d’oublier et qu’est-ce qui vient de se reproduire ? «La première fois, il m’a fait entrer chez lui.
Il a commencé à faire des attouchements à tout mon corps. Après quoi, il a enfoncé son doigt dans mon appareil génital», poursuit-elle avec innocence tout en ajoutant, «il a abusé de moi une fois chez lui et plusieurs fois sous les escaliers donnant sur le hall de l’immeuble». Mais qui est ce «il» ? C’est le voisin, Abderrahim, 57 ans, qui occupe l’appartement d’en face, à l’immeuble n° 15. Marié depuis vingt-et-un ans avec une femme qui n’a jamais mis au monde un enfant, mais ils adopte un garçon de 5 ans.
Le scandale éclate. Comme une traînée de poudre, l’information se répand dans ce complexe résidentiel du quartier Es-Saâda II de la ville ocre. Les langues des enfants se délient. Spontanément, Aya, 10 ans, affirme que ce pédophile abusait d’abord de sa sœur, Chorok, 8 ans, avant que ne vienne son tour. «J’avais peur d’être maltraitée par mes parents si je leur disais ce qui nous est arrivé», précise-t-elle. La peur les a jetées, durant quelque mois, dans un gouffre du silence. Mais, elle arrive enfin à le briser.
«Il m’embrassait, me faisait des attouchements, enfonçait son doigt et son sexe dans le devant et le derrière et filmait par son téléphone portable mon appareil génital», explique Aya. Quant à sa sœur, Chorok, elle raconte : «Il m’a fait rentrer chez lui à trois reprises». Ce n’était pas le pire. Salma, 10 ans, témoigne : «Devant mon regard, il a abusé de Younes, l’enfant qu’il adopte, pour me faire croire qu’il s’agit d’un acte normal et simple, avant de passer à moi», dit-elle avant d’ajouter : «Il me menaçait de me tuer si je disais quoi que ce soit à mes parents».
La police a été alertée. Le mis en cause a été arrêté, lundi 18 mai, et traduit devant le parquet général près la Cour d’appel de la ville ocre et le 23 juin, il sera devant le juge d’instruction. L’association «Touche pas à mes enfants» se charge de l’affaire pour soutenir les victimes et tente de pousser les autres victimes qui gardent encore le silence à parler et porter plainte contre le mis en cause.

Berkane : 3 ans de prison pour abus sexuels sur un mineur malade mental !

Trois ans de prison ferme, tel a été le verdict rendu par la chambre correctionnelle près le tribunal de première instance à Berkane contre un sexagénaire, père de famille, marchand de pain, qui abusait sexuellement d’un mineur, malade mental.
Agé de 64 ans, il profitait de l’absence de clients pour faire rentrer l’enfant, âgé de 13 ans, et abuser à chaque fois de lui sexuellement puis lui verser quelques dirhams. C’est un autre marchand de pain qui a informé le père du garçon.
Ce dernier s’est dépêché sur le commerce du mis en cause pour le surprendre en flagrant délit. Sans tarder, le père du mineur a alerté la police qui s’est dépêchée sur la scène du crime arrêtant le mis en cause lequel a avoué avoir l’habitude d’abuser sexuellement du mineur.

Les enfants violés parlent : « Le soldat français m’a dit qu’il fallait mettre son bangala dans ma bouche »

CANALFRANCE.INFO – Après la divulgation par « The Guardian » d’un rapport dressé par les Nations Unies, François Hollande a passé un message très ferme sur les accusations de viols d’enfants par des soldats français déployés en Centrafrique.

« Si certains militaires se sont mal comportés, je serai implacable », a déclaré François Hollande lors d’un déplacement à Brest. « Si les faits sont avérés par la justice et le commandement militaire (…) il y aura des sanctions qui seront à proportion des faits qui auront été constatés, et si c’est grave, les sanctions seront graves, elles devront même être exemplaires », a ajouté le président de la République.

Anders Kompass, le directeur des opérations des Nations Unies a été suspendu pour avoir dévoilé ces informations aux procureurs français. Il sera également entendu par la justice sur la violation des protocoles tenus secrets. Ce rapport stipule comment les 10 garçons sans-abris, âgés de huit à 15 ans ont été sexuellement exploités.

Les enfants abusés brisent le silence

Le rapport obtenu par  » le Guardian  » contient des entrevues avec six enfants qui dénoncent des abus sexuels de soldats français. Certains d’entre eux indiquent que plusieurs de leurs amis ont également été victimes.

Les interviews ont été réalisées, l’année dernière, entre mai et Juin par un fonctionnaire de l’Office du Haut-Commissaire aux droits de l’homme et un membre de l’Unicef. Les enfants, décrivent des abus datant de Décembre 2013.

Intitulé « Les abus sexuels sur les enfants par les forces armées internationales », le document est timbré «confidentiel» sur chaque page.

Les allégations impliquent également des soldats tchadiens qui ont abusé des sans-abris. Ces militaires tchadiens avaient pour mission de maintenir la paix en Centrafrique.

Ils ont tous affirmé être violés en échange de rations alimentaires distribuées par les soldats. Un entretien détaille comment deux enfants de neuf ans ont été exploités sexuellement par deux soldats français.

« On a vu deux soldats français. L’un fumait beaucoup et l’autre était petit et ne fumait pas. Ils nous ont demandé ce que nous voulions. Nous avons répondu que nous avions faim. Le petit homme nous a dit qu’il fallait d’abord mettre son bangala [pénis] dans notre bouche. Le bangala du soldat plus petit était pour mon ami. Leurs Bangalas étaient directement en face de nous, au niveau de nos bouches… »

L’enfant évoque la façon dont lui et son ami ont procédé pour accomplir l’acte sexuel. Lorsqu’ils avaient terminé, les deux soldats français ont remis trois paquets de rations alimentaires militaires et de l’argent aux enfants.

Un autre sans abri de neuf ans explique qu’il est allé demander de la nourriture aux militaires français, au camp des personnes déplacées, à l’aéroport M’Poko. Il souligne que le soldat lui a demandé de procéder à un acte sexuel sur lui.

Le rapport indique : « L’enfant avait des amis qui avaient déjà effectué ces actes. Il savait donc ce qu’il avait à faire. L’armée française donne ensuite en retour, une partie de leurs nourritures militaires et de l’argent. Et avant de les laisser partir, les soldats menaçaient en leur exigeant de garder le silence sous peine d’être sauvagement battus « .

Un autre enfant âgé de 13 ans explique de manière détaillée comment les soldats effectuaient l’abus. Un autre garçon révéle qu’il a été témoin du viol de son ami par deux soldats tchadiens et le même garçon étant encore abusé par un soldat français.

Le jeudi, les hautes autorités de l’armée française ont répondu à la publication détaillée de « The Guardian » en promettant la « tolérance zéro » et la « transparence totale ». Un porte-parole a souligné que les soldats français de Bangui étaient soumis aux mêmes lois que les soldats résidants en France.
L’armée a également lancé sa propre enquête pour déterminer s’il y avait un « dysfonctionnement dans la chaîne de commandement ».

Pendant ce temps, Laurence Rossignol, le ministre des familles françaises, a déclaré à la télévision française : «On sait très bien que dans les opérations de guerre ou dans les pays de désordre, ce sont les femmes et les enfants qui sont les victimes des prédateurs. Ça veut dire que ceux qui sont là pour les protéger, seraient eux-mêmes des prédateurs, d’un certain point de vue c’est un double crime de leur part», a-t-elle estimé.