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Le Maroc révolté par le viol collectif d’une mineure

une partie de la société , indignée, par le calvaire qu’a vécu Khadija Okkarou se mobilise autour de cet Hashtag. Le visage masqué, la jeune fille de 17 ans a raconté le 21 août sur une vidéo avoir été enlevée, séquestrée, violée, torturée et a dévoilé les blessures de son corps. Douze suspects ont été placés en détention préventive, a fait savoir le tribunal de Beni Mellal au centre du pays, trois autres sont toujours recherchés.

« Les suspects seront présentés devant le procureur le 6 septembre. Nous allons suivre cette affaire de très près car l’impunité prévaut encore trop souvent concernant ces crimes au Maroc ».

Deux autres jeunes femmes victimes d’un viol collectif se sont suicidées
Omar Arbib rappelle le drame d’une autre Khadija. La jeune Khadija Souidi, âgée de 16 ans, avait été victime d’un viol collectif à Marrakech fin 2015 par huit hommes. Six mois plus tard, elle mit fin à ses jours en s’immolant par le feu, après que ses huit agresseurs innocentés par la justice sont venus à nouveau la menacer. « Grâce au combat de l’AMDH, d’autres ONG et au tapage médiatique, les huit agresseurs ont été rejugés et condamnés à des peines de huit à vingt ans de détention. Des preuves du viol, notamment des vidéos, existaient. Mais c’était après la mort de Khadija ».

Auparavant, il y avait eu aussi Nassima qui, elle, s’est suicidée en mai 2017 après que ses agresseurs supposés ont été libérés. L’AMDH poursuit son lobbying pour que ce dossier soit rouvert. « Les juges font trop souvent fi du droit et des conventions internationales ».